La qualité de l’eau de mieux en mieux surveillée

Eric Nicol [email protected] Publié le 22 mars 2016

Les point d'échantillonnage sont de plus en plus nombreux le long de la rivière du Nord.

©photo: gracieuseté

La qualité de l’eau du bassin versant de la rivière du Nord sera mieux suivie cet été : l’organisme Abrinord a annoncé qu’elle allait déployer de nouvelles stations d’échantillonnage de la rivière et de ses affluents.

Cette année, dix stations d’échantillonnage seront ajoutées, pour un total de 44. Abrinord fait un suivi de la qualité de l’eau de la rivière du Nord depuis sept ans et, d’année en année, le portrait qu’elle en fait se précise.

Les stations d’échantillonnage sont subventionnées de diverses façons. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques en finance plusieurs, une quinzaine de municipalités sont aussi impliquées tout comme le Mohawk Council of Khanawake, l’entreprise Orica et les organismes APELRRIN de Val-Morin et APLÉ de Morin-Heights.

De plus, l’organisme diffusera l’information sur son site web par le biais d’une carte interactive. Pour le président de l’organisme, Xavier-Antoine Lalande, affirme que cette initiative fait preuve de transparence dans la diffusion des données recueillies lors de ces échantillonnages.

Coliformes

Les tests effectués par Abrinord mesurent trois variables selon la chargée de projet, Cynthia Gagnière : le phosphore, les matières en suspension et les coliformes fécaux. En 2015, sur les 34 stations de mesure, 65% d’entre elles ont connu un ou plusieurs dépassements pour la concentration de coliformes fécaux. Pour le phosphore, 79% des stations ont connu un dépassement et pour les matières en suspension ce sont 58% qui ont montré un dépassement.

Cynthia Gagnière affirme que depuis 2010, les tests ont permis d’avoir un portrait plus clair de la qualité de l’eau de la rivière du Nord et que les nouveau points d’échantillonnage permettront de raffiner ce diagnostic.

Quand on obtient des résultats de dépassement, on les fait toujours parvenir à nos partenaires qui sont souvent des municipalités. Par contre, ce n’est pas toujours facile de déterminer ce qui a causé le dépassement. Ça peut être un débordement d’eaux usées mais il y a aussi beaucoup d’autres facteurs qui peuvent avoir une influence », précise-t-elle. 

En manchette

Feu au cap Molson

Un incendie s’est déclaré au sommet du mont Molson le 23 juin en fin de soirée. Ce sont vraisemblablement des fêtards qui ont fait naître les flammes en projetant des feux d’artifices.

La qualité de l’eau de mieux en mieux surveillée

Eric Nicol [email protected] Publié le 22 mars 2016

Les point d'échantillonnage sont de plus en plus nombreux le long de la rivière du Nord.

©photo: gracieuseté


La qualité de l’eau du bassin versant de la rivière du Nord sera mieux suivie cet été : l’organisme Abrinord a annoncé qu’elle allait déployer de nouvelles stations d’échantillonnage de la rivière et de ses affluents.

Cette année, dix stations d’échantillonnage seront ajoutées, pour un total de 44. Abrinord fait un suivi de la qualité de l’eau de la rivière du Nord depuis sept ans et, d’année en année, le portrait qu’elle en fait se précise.

Les stations d’échantillonnage sont subventionnées de diverses façons. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques en finance plusieurs, une quinzaine de municipalités sont aussi impliquées tout comme le Mohawk Council of Khanawake, l’entreprise Orica et les organismes APELRRIN de Val-Morin et APLÉ de Morin-Heights.

De plus, l’organisme diffusera l’information sur son site web par le biais d’une carte interactive. Pour le président de l’organisme, Xavier-Antoine Lalande, affirme que cette initiative fait preuve de transparence dans la diffusion des données recueillies lors de ces échantillonnages.

Coliformes

Les tests effectués par Abrinord mesurent trois variables selon la chargée de projet, Cynthia Gagnière : le phosphore, les matières en suspension et les coliformes fécaux. En 2015, sur les 34 stations de mesure, 65% d’entre elles ont connu un ou plusieurs dépassements pour la concentration de coliformes fécaux. Pour le phosphore, 79% des stations ont connu un dépassement et pour les matières en suspension ce sont 58% qui ont montré un dépassement.

Cynthia Gagnière affirme que depuis 2010, les tests ont permis d’avoir un portrait plus clair de la qualité de l’eau de la rivière du Nord et que les nouveau points d’échantillonnage permettront de raffiner ce diagnostic.

Quand on obtient des résultats de dépassement, on les fait toujours parvenir à nos partenaires qui sont souvent des municipalités. Par contre, ce n’est pas toujours facile de déterminer ce qui a causé le dépassement. Ça peut être un débordement d’eaux usées mais il y a aussi beaucoup d’autres facteurs qui peuvent avoir une influence », précise-t-elle.