La coqueluche inquiète les autorités

Eric Nicol eric.nicol@tc.tc Publié le 27 octobre 2015

La coqueluche progresse dans les Laurentides.

© TC MEDIA - Archives

La coqueluche circule dans les Laurentides depuis un certain temps et a causé le décès de deux enfants cette année. Une situation qui inquiète grandement les responsables de la santé publique.

C’est la troisième année que le taux de coqueluche de la région des Laurentides est plus élevé que la moyenne provinciale. Durant la dernière année, deux jeunes enfants en sont même décédés; une situation que déplore le médecin conseil à la direction de la santé publique des Laurentides, Jean-Luc Grenier. « Chaque décès est un drame », affirme-t-il en rappelant que la coqueluche est une « maladie évitable » parce qu’un vaccin efficace permet d’en limiter la circulation.

Au Québec, la coqueluche atteint en moyenne 3 personnes sur 100 000 , alors que dans les Laurentides, c’est 12 personnes sur 100 000, donc quatre fois plus. Les analyses de la santé publique ont permis d’identifier que les secteurs de Sainte-Adèle et Sainte-Agathe seraient parmi les plus touchés dans la région. Le Dr Grenier n’est pas en mesure d’identifier une cause précise à la présence de cette maladie, mais il se doute qu’elle a un lien avec les taux de vaccination.

La santé publique ne connaît pas avec précision les taux de vaccination de la population puisque les vaccins administrés dans des cliniques médicales ne sont pas répertoriés, mais une vérification des carnets de vaccination de jeunes de secondaire III permet de penser qu’il y aurait une certaine lacune à ce niveau.

Le vaccin contre la coqueluche est administré en plusieurs doses et il est important de toutes les recevoir, rappelle le Dr Grenier. Dans le cas des deux décès, un bébé était trop jeune pour avoir reçu sa première dose et l’autre enfant n’était pas protégé complètement.

Une maladie grave

« La vaccination permet que la maladie ne circule pas dans la population », rappelle le Dr Grenier qui insiste sur l’importance d’être protégé contre cette maladie.

La coqueluche étant devenue relativement rare, plusieurs ont pu avoir un faux sentiment de sécurité, affirme le Dr Grenier. « Quand on ne voit pas la maladie, on pense que ce n’est pas important, poursuit-il. Quand on voit la toux que cette maladie peut causer, surtout chez les bébés, on comprend que c’est grave. Elle peut mener à la pneumonie et à des hémorragies cérébrales. »

La coqueluche est une maladie très contagieuse qui débute avec des symptômes semblables à ceux d’un rhume banal. Elle est accompagnée de quintes de toux parfois suivies de difficulté à reprendre son souffle et d’un bruit aigu (chant du coq). La toux peut aussi provoquer des vomissements et une décoloration bleutée du visage.

Le Dr Grenier rappelle que le vaccin est sûr et qu’on peut se le procurer chez son pédiatre ou dans les CLSC.

6 doses contre du vaccin contre la coqueluche

  • 2 mois
  • 4 mois
  • 6 mois
  • 18 mois
  • 4-6 ans
  • Secondaire III
 

En manchette

La coqueluche inquiète les autorités

Eric Nicol eric.nicol@tc.tc Publié le 27 octobre 2015

La coqueluche progresse dans les Laurentides.

© TC MEDIA - Archives


La coqueluche circule dans les Laurentides depuis un certain temps et a causé le décès de deux enfants cette année. Une situation qui inquiète grandement les responsables de la santé publique.

C’est la troisième année que le taux de coqueluche de la région des Laurentides est plus élevé que la moyenne provinciale. Durant la dernière année, deux jeunes enfants en sont même décédés; une situation que déplore le médecin conseil à la direction de la santé publique des Laurentides, Jean-Luc Grenier. « Chaque décès est un drame », affirme-t-il en rappelant que la coqueluche est une « maladie évitable » parce qu’un vaccin efficace permet d’en limiter la circulation.

Au Québec, la coqueluche atteint en moyenne 3 personnes sur 100 000 , alors que dans les Laurentides, c’est 12 personnes sur 100 000, donc quatre fois plus. Les analyses de la santé publique ont permis d’identifier que les secteurs de Sainte-Adèle et Sainte-Agathe seraient parmi les plus touchés dans la région. Le Dr Grenier n’est pas en mesure d’identifier une cause précise à la présence de cette maladie, mais il se doute qu’elle a un lien avec les taux de vaccination.

La santé publique ne connaît pas avec précision les taux de vaccination de la population puisque les vaccins administrés dans des cliniques médicales ne sont pas répertoriés, mais une vérification des carnets de vaccination de jeunes de secondaire III permet de penser qu’il y aurait une certaine lacune à ce niveau.

Le vaccin contre la coqueluche est administré en plusieurs doses et il est important de toutes les recevoir, rappelle le Dr Grenier. Dans le cas des deux décès, un bébé était trop jeune pour avoir reçu sa première dose et l’autre enfant n’était pas protégé complètement.

Une maladie grave

« La vaccination permet que la maladie ne circule pas dans la population », rappelle le Dr Grenier qui insiste sur l’importance d’être protégé contre cette maladie.

La coqueluche étant devenue relativement rare, plusieurs ont pu avoir un faux sentiment de sécurité, affirme le Dr Grenier. « Quand on ne voit pas la maladie, on pense que ce n’est pas important, poursuit-il. Quand on voit la toux que cette maladie peut causer, surtout chez les bébés, on comprend que c’est grave. Elle peut mener à la pneumonie et à des hémorragies cérébrales. »

La coqueluche est une maladie très contagieuse qui débute avec des symptômes semblables à ceux d’un rhume banal. Elle est accompagnée de quintes de toux parfois suivies de difficulté à reprendre son souffle et d’un bruit aigu (chant du coq). La toux peut aussi provoquer des vomissements et une décoloration bleutée du visage.

Le Dr Grenier rappelle que le vaccin est sûr et qu’on peut se le procurer chez son pédiatre ou dans les CLSC.

6 doses contre du vaccin contre la coqueluche

  • 2 mois
  • 4 mois
  • 6 mois
  • 18 mois
  • 4-6 ans
  • Secondaire III