Les groupes communautaires envoient une mise en demeure au gouvernement

Eric Nicol eric.nicol@tc.tc Publié le 11 février 2016

Les groupes communautaires ont été invités à appuyer la démarche du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides.

©gracieuseté

Exaspérés de ne pas avoir de réponses à leurs revendications, les groupes membres du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) ont envoyé le 26 janvier une mise en demeure au gouvernement Couillard sommant celui-ci de respecter ses engagements de lutte contre la pauvreté.

Les arguments du ROCL s’appuient sur la Charte des droits et libertés ainsi que sur la loi 112 sur la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale. Le regroupement estime que les récentes compressions imposées au système de santé, à l’aide sociale, en éducation et dans les Centres de la petite enfance, de même que les coupes dans le transport adapté et les conditions imposées aux organismes communautaires affectent le bien commun.

De même, le ROCL en a contre les investissements publics de 1,3 milliard $ faits pour soutenir Bombardier, les 400 millions $ perçus en trop par les médecins qui ne seront pas remboursés ainsi que les 800 millions $ dépensés pour restaurer des sites miniers abandonnés. C’est pourquoi il somme le gouvernement de « ramener dans la sphère publique ces sommes détournées de 2,5 milliards de dollars » et lui demande de respecter ses engagements inscrits dans la loi 112.

Démarche légale

La coordonnatrice du ROCL, Linda Déry, affirme que le gouvernement a bien reçu la requête, mais qu’aucune réponse n’a encore été donnée. « Nous savons qu’ils ont l’obligation de répondre, a-t-elle ajouté tout en demeurant vague sur la suite à donner à cette démarche légale. Nos membres doivent adhérer à notre proposition avant qu’on la dévoile. »

Pour Mme Déry, cette nouvelle sortie publique est une façon de rappeler les revendications répétées des organismes communautaires. « Nous cherchions une façon de faire qui n’allait pas demander trop d’énergie à nos membres des organismes communautaires qui en ont déjà plein les bras. C’est une démarche citoyenne et sociale. Il y a un budget [provincial] qui s’en vient et c’est le moment pour nous de faire entendre nos revendications. »

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©gracieuseté


Exaspérés de ne pas avoir de réponses à leurs revendications, les groupes membres du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) ont envoyé le 26 janvier une mise en demeure au gouvernement Couillard sommant celui-ci de respecter ses engagements de lutte contre la pauvreté.

Les arguments du ROCL s’appuient sur la Charte des droits et libertés ainsi que sur la loi 112 sur la lutte à la pauvreté et l’exclusion sociale. Le regroupement estime que les récentes compressions imposées au système de santé, à l’aide sociale, en éducation et dans les Centres de la petite enfance, de même que les coupes dans le transport adapté et les conditions imposées aux organismes communautaires affectent le bien commun.

De même, le ROCL en a contre les investissements publics de 1,3 milliard $ faits pour soutenir Bombardier, les 400 millions $ perçus en trop par les médecins qui ne seront pas remboursés ainsi que les 800 millions $ dépensés pour restaurer des sites miniers abandonnés. C’est pourquoi il somme le gouvernement de « ramener dans la sphère publique ces sommes détournées de 2,5 milliards de dollars » et lui demande de respecter ses engagements inscrits dans la loi 112.

Démarche légale

La coordonnatrice du ROCL, Linda Déry, affirme que le gouvernement a bien reçu la requête, mais qu’aucune réponse n’a encore été donnée. « Nous savons qu’ils ont l’obligation de répondre, a-t-elle ajouté tout en demeurant vague sur la suite à donner à cette démarche légale. Nos membres doivent adhérer à notre proposition avant qu’on la dévoile. »

Pour Mme Déry, cette nouvelle sortie publique est une façon de rappeler les revendications répétées des organismes communautaires. « Nous cherchions une façon de faire qui n’allait pas demander trop d’énergie à nos membres des organismes communautaires qui en ont déjà plein les bras. C’est une démarche citoyenne et sociale. Il y a un budget [provincial] qui s’en vient et c’est le moment pour nous de faire entendre nos revendications. »